Solange Knowles – TRUE

Solange Knowles fait un come-back risqué en chanteuse des années 80′s sous l’égide du producteur Blood Orange.

À force de la voir minauder dans divers magazines, de plus en plus régulièrement, on aurait presque cru que Solange allait troquer sa carrière de chanteuse pour le mannequinat.

Mais la fashionista, qui a lentement réussi à faire passer au second plan son statut de “petite sœur de”, renoue avec son premier amour grâce à cet EP conceptuel composé par l’audacieux Devonté Hynes (Lightspeed Champion/Blood Orange).

Le concept, il faut croire, consiste à reproduire l’ambiance de New York circa 1987, le soir d’un bal de promo. Le titre “Losing You”, qui se démarque grâce à son clip réussi, annonçait la couleur.

Dur d’accrocher à la première écoute à ce pastiche de morceaux pop des années 80′s  (alias la période la plus déroutante de l’histoire de la musique, tous genres confondus, tant le génie flirtait avec le nullissime et vice versa!) mais l’hommage est rendu avec beaucoup d’élégance. La voix électrisante de Solange fait frissonner et invite à rester. Même ses vocalises de diva, utilisées à outrance mais parfaitement maîtrisées, enchantent plus qu’elles n’agacent.

C’est certainement parce qu’ils ne renvoient pas leur auditeur vingt-cinq ans en arrière, que les morceaux les plus intéressants de cet EP restent les mid-tempos entraînants “Locked in The Closet” et “Don’t Let Me Down”, dans la lignée de “Losing You”. Le résultat est cohérent, l’alchimie entre Hynes et sa muse Solange marche plutôt bien mais de la part de ce duo en apparence excentrique était-il trop naïf de s’attendre à quelque chose de plus fantaisiste ? L’album prévu pour début 2013 nous donnera la réponse.

Solange – T R U E (Terrible Records)
Sortie le 27.11.2012
En concert le 18 janvier au Nouveau Casino

Flying Lotus – UTQC Tour Paris

Mardi 6 novembre dernier, Flying Lotus était de passage à Paris dans le cadre de sa tournée européenne. C’est à La Machine qu’il a choisit de faire le show pour promouvoir la sortie de son quatrième album Until The Quiet Comes.
Pris en sandwich par deux écrans de projections,  le californien a envoyé du lourd derrière ses machines (MPC et Macbook). Portant à la fois la casquette de producteur et de DJ, Flying Lotus a établi sa set-list à partir de ses propres morceaux en version allongée et parfois inédite tout en balancant un Kendrick Lamar par là, un Madlib ici ou mieux un Daft Punk revisité.
Dans la salle, le public est surtout captivé par cette installation visuelle en 3D spécialement conçue pour la scène que l’artiste a baptisé Layer 3. Même si des envolées électro un peu trop brutes ont certainement perturbés une partie du public (le plus hip-hop), le concert était un concentré de “good vibes” pour les oreilles et pour le coeur. Autour de moi, j’en ai vu beaucoup le sourire aux lèvres et les yeux fermés. La preuve.

Video : Lyngo @ bon-tempo.com

Nicky Lars & Jim Djavel

Il semblerait que le producteur parisien Nicky Lars prépare de belles choses pour les mois à venir. Après avoir balancé deux inédits en téléchargement libre sur son bandcamp (“La Parisienne” et “Rock Rock On”), il enregistre actuellement un mini-album en collaboration avec le rappeur Jim Djavel (fka Bomb H). Je suis allée leur rendre visite lors de leur dernière session d’enregistrement et j’ai rapporté quelques images pour les curieux. On y voit les deux compères bosser dur et rigoler (mais pas trop) dans le home-studio de Nicky Lars et apparemment la magie opère.

 

Bonnie Banane – Greatest Hits

Découverte sur le morceau éponyme “Breakingpoint”, issu du dernier projet de Walter Mecca, j’attendais d’en savoir plus sur la mystérieuse Bonnie Banane. Quelques mois plus tard, le 29 septembre dernier, la chanteuse a lâché en guise d’introduction un EP de six titres produit en majorité par le père Walter. Insolemment intitulé Greatest Hits, le maxi se scinde en deux parties. D’un coté les expérimentations déstructurées et intrigantes que sont “Du-Rag” et “Azerty” et de l’autre une soul intimiste et sensuelle ornée de synthés et de guitares électriques sur “Billion7″ et “_ _”. C’est avec beaucoup d’aisance que Bonnie Banane pose sa voix caméléon sur les casse-têtes mélodiques que sont les productions Walter Mecca. Le greatest hit de ce Greatest Hits justement est sans aucun doute “Muscles”, un up-tempo r&b catchy comme on en faisait dans les années 1990. (N.B. le clip du morceau est un must-see.)

Au début du mois Walter et Bonnie ont fait un mini live au Pompon et on peut dire que Muscles a mis tout le monde d’accord ce soir-là, la preuve en images :

Flying Lotus – Until The Quiet Comes

Avec Until The Quiet Comes, Flying Lotus vient certainement de remporter le grand prix d’album de l’année 2012. Depuis la sortie de son EP 1983 en 2006, Le Californien est progressivement devenu l’un de mes artistes préférés. Impossible de ne pas accrocher à ce hip-hop ultra-sophistiqué mais pas snob marié à une bonne dose d’électro. Mais au-delà de la désormais banale sauce hip hop- éclectro, c’est surtout une insolence jazzy qui ressort de la musique de Flying Lotus.

Sur cet album, Flying Lotus ne change pas sa formule, il la perfectionne.  Des tambours battants sur “See Thru You” avec la sirène Erykah Badu, un beat saccadé et agressif sur “Gettin There”, des claps entraînants et folklorique sur “Putty Boy Strut”, le producteur maîtrise la technique du couche par couche et propose ainsi des morceaux riches et concentrés en sonorités. Il y aussi cette basse, quasi-omniprésente qui vient dynamiser chaque morceaux, on reconnaît l’expertise de Thundercat par ailleurs signé sur Brainfeeder, le label de FlyLo. Ma track préféré “All In” qui ouvre l’album est une belle ôde à l’éveil je trouve.

Il y a quelques semaines, le processus de promo de l’album a commencé avec la sortie d’un clip réalisé par Kahlil Joseph à qui l’on doit entre autre les superbes visuels du duo Shabazz Palaces pour leur album Black Up. Ca faisait longtemps que la fan de video clips que je suis, ne s’était pris une telle claque ! En même quatre minutes, Flying Lotus et Kahlil Joseph nous emmène dans un quartier de Los Angeles, Nickerson Gardens, et nous montre une dure réalité avec finesse et poésie. Clairement la video n’aurait pas été ce qu’elle est sans sa dernière séquence : une espèce de danse funèbre exécutée par une légende du milieu Storyboard P.  La vidéo a été bombardée lors de sa sortie mais on se regarde ça, encore une fois ?

 

Bonjour !

Nous sommes le 1er octobre !

Date à laquelle je m’étais promis d’ouvrir ce blog… Alors nous y voilà et c’est encore en chantier!
Ici je causerai beaucoup arts & culture et je tâcherai d’emmener mes quelques visiteurs dans mes aventures à travers des images, des mots et beaucoup de sons.
J’aime beaucoup de choses, j’aime les partager et j’aime débattre quand je n’aime pas, il y aura donc de quoi faire.

J’espère que ce premier post aura été assez cool pour vous faire revenir. Oui?

A bientôt !